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Le mystère de la carnation de Jane Dark...

Compagnons ! Je vous dois la vérité. J'étais paisiblement en train de compter les étoiles dans les yeux d'Athéna lorsque Noumaïos est venu me trouver pour m'entretenir d'une polémique au sujet d'une certaine Jane Dark.

Ulysse

Au début je pensais qu'il s'agissait d'une actrice porno reconvertie dans la politique et qui militait contre le man-spreading et les faciales de particules fines. Mais au fur et à mesure, j'ai compris qu'il s'agissait d'un problème historique, ouais, vrai de vrai, "historique" qu'il me dit le Noumaïos : on aurait choisi une jeune femme d'origine africaine pour jouer le rôle de Jeanne d'Arc. Hum.

Mécépavré ?!!!!

-Réaction 1 : balékouille force 4.

Je vous rappelle qu'on vit dans un pays qui a démocratiquement élu un type qui déclare sans rire : "l'art français, je ne l'ai jamais vu". Sur une base pareille, tu peux t'attendre à tout moment à voir débarquer des clowns mangeurs d'hommes dans ton salon il me semble.

-Réaction 2 : bon ok, j'arrête les vannes compagnon... La vérité c'est qu'on pourra entourer ce choix de toutes les justifications que l'on désire, la vérité nue, accablante, s'imposera toujours : le processus de submersion migratoire qui est en train de détruire le germen des peuples d'Europe est désormais tellement avancé qu'il devient envisageable de laisser incarner Jeanne d'Arc dans des manifestations publiques par des personnes qui ne partagent pas son origine. C'est cruel et c'est évident : la techno-oligarchie qui planifie le démantèlement des nations dans une sorte d'immense vente à la découpe planétaire promeut l'interchangeabilité de tout avec tout, la substituabilité des êtres et des choses, des origines et des destins, surtout - des histoires et des fictions... Tout est dans tout, dans ce grand rien qu'est la méta-sphère technicisée de la Grasse Finance et de l'atomisation individuelle. Galerie marchande des visages et des races, des enfants sur catalogues et des légendes à géométrie hollywoodienne variable - puisque plus rien n'a de valeur, tout a donc un prix. Et puisque rien n'a d'épaisseur, il nous reste les maquillages, les couleurs fausses des embaumeurs et des coquettes.

Dans ce fleuve d'imbécilités et de mensonges ontologiques diffractés à l'infini, les héros ne sont plus que des figures d'apparats, des fantômes, des acteurs, rien ne les distingue plus des premiers rôles de séries télé ou de blockbusters. Après tout, dans un Contre-Monde qui n'est qu'un dédale de simulacres, il est normal que l'Histoire ne soit plus qu'un divertissement, un bal costumé : le jeune Béninois pourra bien prendre la place de Charles Martel - la vieille dame pourra mimer le valeureux Cyrus de Mésopotamie, quel adroit pied de nez à la phallocratie ! Etc. Mais dans cette affaire, il y a plus encore. Ici, et c'est terrible, la techno-oligarchie qui souvent se sert comme d'un monstrueux complice du fanatisme mahométan, trouve dans un universalisme cathoïde dévoyé son appui d'occasion. Oh la délicieuse horreur... Le Katholou comme alibi de la désingularisation du monde. La transcendance comme négation de l'immanence. L'invocation des communes racines célestes comme arme de destruction des racines terrestres - la foi pour désherber le grand jardin du monde... Pathétique, lamentable et surtout, dogmatiquement incorrect - ce que la simple lecture du moindre textes des Pères de l'Eglise sur cette question suffit à prouver. L'universel catholicisme est un universel concret au sens hégélien puisqu'il est un universalisme de l'incarnation - il ne surmonte, ne nie et ne dépasse la singularité que parce que d'abord, il passe par elle et qu'il la maintient pour ce qu'elle est. En clair : l'universalité de la foi ne vaut que d'éclairer la singularité des personnes et aussi l'unicité des peuples qu'elle anime en les tournant vers Dieu. Se servir d'elle pour justifier de facto un processus qui conduit chaque jour un peu plus à défaire l'identité millénaire de notre nation est une perversion inouïe... Inutile de spéculer sur les intentions supposées des instances qui ont choisi cette aimable personne. Nul ne les connaît, même si on peut aisément deviner la moraline infecte, la bonne conscience visqueuse et la lâcheté insigne de ces archontes du désastre qui, contents, ont certainement voulu "envoyer un message d'ouverture et de tolérance T.M". Miss Schiappata s'en régale déjà, la cochonne...

Il suffit en tous les cas de considérer qu'ici et maintenant, leur décision a valeur de symptôme : le catholicisme d'aumônerie, même celui qui se pique d'être enraciné dans le plus authentique des folklores, sert de relai complaisant au Grand Remplacement - à la destruction par asphyxie des peuples d'Europe. C'est nul, et c'est tout.

Oh bien sûr, la jeune fille n'y est pour rien - son sort est fort injuste.
On lui demande d'incarner Jeanne d'Arc et voilà, c'est un malheur, mais dans
"incarnation", il y a

CARNATION.

Allez à + amis inconnus, je retourne hiberner...

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