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Au théâtre ce soir...

Ce soir, c'est une belle élucidation : PS et LR ont finalement décider d'arrêter de faire semblant de s'affronter. Ils n'en n'ont même plus besoin... Pourquoi se faire chier en effet ?

Ulysse

Inutile de continuer d'amuser François et Lucette dans une arlequinade poussive, de mimer une artificielle et permanente polémique entre des gens dont les intérêts convergent et qui sont d'accord sur tout. Les agents de maintenance de la technoligarchie ont fusionné dans cette espèce d'ultime performance d'art contemporain, aussi sotte que vilaine qu'on appelle : "MACRON".

Ils peuvent désormais étaler au grand jour leur arrogance. Leur projet de désaffiliation intégrale. Le vrai génie de l'opération, c'est que l'autoritarisme de ce parti unique, (celui de la société ouverte 3.0, de l'atomisme individualiste, des intérêts financiers qui se jouent des Nations en pulvérisant leurs socles, naturels comme culturels) n'a nullement besoin de s'affirmer par la force. Il lui aura suffi de quelques années de suggestions hypnotiques, de réductionnisme sociologique et économique, de libéralisme moral présenté comme le dernier avatar du "Progrès" et des Lumières, pour emporter l'adhésion -passive il est vrai- du plus grand nombre.

De toute manière, le temps joue pour l'hydre technnoligarchique comme il joue pour l'islam.

D'ailleurs, je blaguais pour "Lucette" et "François". Nous sommes déjà au pays de Jean-Karim, d'Erikader, Celiallah, et des doctorants en Sciences Sociales pourvus de marteaux. "France"... nom de domaine en vente (prénoms compris). Dans ce nouveau monde, il y a seulement des individus qui flottent -désespérés qui s'ignorent- sur les canaux de communication, entre deux pubs pour augmenter la taille de son pénis et des sites de rencontres halal. Tout cela n'a plus aucun sens... Ou plutôt si : cela montre en acte que toutes les institutions ont été vidées de leur substance ; comme on fait désormais avec les immeubles anciens. On garde la façade et on saccage l'intérieur.

Plus de salons, de chambres ou de cuisine. Open-space, douches de merde, cuisines modulables et photo noir et blanc IKEA. Idéal pour un viol collectif retransmis sur Périscope. D'une pseudomorphose l'autre...

Cette nouvelle Assemblée, c'est Kaaris et Mehdi Meklat à qui on a mis des lunettes et des vestes en tweed. C'est Jean-Patrick, fier patron d'une PME qui explique ses perspectives économiques sur la fabrique du carton d'emballage, c'est Fatoumata-Association-Mamans-en-lutte qui barjaque ses inepties de déracinée inculte... On pourrait continuer longtemps la galerie de portraits. Hommes ou femmes -tous- ils sont les précieuses ridicules d'une technostructure impersonnelle qui se joue d'eux comme de pantins, et qui leur fera voter toutes les lois les plus connes pour notre nation, toutes les règles les plus dangereuses pour notre identité, toutes les normes qui sous les vocables dégueulasses d'un prof d'économie d'un lycée de banlieue vont finir de solder l'héritage national.

Plus de frontières, énergies libérées, taxes supprimées, gnagnagni gnagnagné, de toute manière : encore plus de thune pour Monsanto, encore plus de thune pour Google, encore plus de thune pour Amazon, encore plus de thune à la City, encore plus d'Africains en Europe, et encore plus de droits pour Tafiola et Cyprinellie.

C'est le Progrès t'as compris ?

Allez, couche-toi là, maintenant.
Interdit d'aboyer pendant le spectacle.
Chuuuuuuuttttt, ça y est, ça commence... Cale-toi bien dans ton fauteuil.

Cale-toi bien.

Et regarde-moi cette gueule !

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