<< Retour à l'accueil

Oradour, ou : De la pornographie mémorielle

Dépêche AFP : "Emmanuel Macron est arrivé samedi matin à Oradour-sur-Glane pour présider les cérémonies du 73e anniversaire du massacre de 642 villageois, le 10 juin 1944, par la division SS Das Reich qui rejoignait le front de Normandie dans une marche sanglante."

Ulysse

Le Droïde-Macron qui s'était déjà illustré lors de l'entre-deux tours de la Présidentielle en écumant tous les sanctuaires républicains possibles et imaginables (Yad Vashem, Vel d'Hiv et autres) continue donc sa tournée des lieux de mémoire.
On ne soulignera jamais assez combien cette entreprise d'instrumentalisation de l'Histoire est révoltante.

Que peut donc bien "commémorer" celui qui a été le ministre d'un gouvernement et d'un Président qui voulaient faire chanter Black M. à Verdun ? Que peut donc bien "commémorer" celui qui expliqua -sans rire- que Marine le Pen allait provoquer une troisième guerre mondiale dont vous autres malheureux seriez les victimes, tandis qu'elle siroterait des Bloody Mary au sang d'enfants trisomiques au Château de Montretout ?

Ces amnésiques volontaires, ces disciples dégénérés d'Henry Ford ("History's bunk" Chicago Tribune, 1913), ces faussaires du Sens ("L'art français, je ne l'ai jamais vu") oseraient donc encore nous jouer la pantomime du recueillement meurtri pour des crimes de guerre d'il y a 70 ans, alors qu'ils sont incapables, hic et nunc, de protéger les Français d'atrocités innommables qui sont commises tous les mois au nom de l'islam ?

On aimerait rêver.

Les charniers de la Seconde Guerre sont tout ce qui reste de spiritualité à des individus qui ont perdu tout sens historique de long terme et qui pensent que la France et son peuple ne sont que l'accident provisoire né de migrations universelles et irrésistibles qui finiront d'ailleurs par l'emporter. Impuissants à empêcher la submersion migratoire qui frappe l'Europe, incapables de prévenir les massacres de masse commis sur des enfants innocents (Nice, Manchester et combien d'autres... ?), ces technoligarques voient la barbarie dans le rétroviseur et oublient le pistolet made in Raqqa qu'ils ont sur la tempe. Ils ânonnent leur mantra obscène, conjugaison de culpabilité déplacée car anachronique, de stupeur sacrée et de moralisme imbécile "attention au retour de la bêêêêêêêête nazie"... En bref, ils accusent une menace fantôme au lieu d'affronter une menace réelle, et persécutent ceux qui affrontent la menace réelle en les traitant de fantômes (car oui, au cas où vous l'auriez oublié, les "Français de souche" n'existent pas.

On se demande d'ailleurs bien QUI au juste de ce point de vue est mort à Oradour...).

Mais l'horreur va plus loin : sans même parler de l'indécence inouïe qu'il y a à rendre hommage à ces malheureuses victimes lors même qu'on favorise de facto les conditions de possibilité de nouveaux massacres ici et maintenant (en expliquant par exemple le plus sérieusement du monde que les frontières ne servent à rien - toujours le Droïde Macron), le caractère le plus inquiétant du nazisme -à savoir l'eugénisme de masse, la réduction de l'homme à n'être qu'un répertoire génétique indifféremment exploitable- trouve dans le progressisme technique universel son accomplissement parfait, promu qu'il est, lui aussi, par la technoligarchie dont notre actuel Président est l'agent de maintenance ponctuel. Quelle différence entre le mythe du super-aryen et le mythe du super-métis ? Aucune. Quelle différence entre la perspective terrifiante d'une homogénéisation universelle des peuples (qui conduit de fait à la réintroduction de rapports de force primitifs où ce sont toujours les plus barbares qui l'emportent) et la perspective de l'élection raciale d'un seul peuple ? Aucune. Dans tous les cas, la spécificité personnelle insubstituable des individus est niée, et le génie des nations, qui devrait être préservé comme un trésor, persécuté ou vendu au plus offrant (t'as le bonjour des Emirs Manu).

De Günther le surhomme, au novhomme fabriqué en labo, il y a autant de différence qu'entre Batman et Bruce Wayne. Le premier, du moins, n'avait pas l'impudence de se cacher sous le vêtement de l'égalité entre les hommes.
Que ces VRP martyromanes laissent donc les victimes d'Oradour.

En réalité, leur cinéma moral finit le travail commencé par ceux dont ils prétendent dénoncer les crimes.

A LIRE AUSSI