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De la race...

Renaud Camus a évidemment raison. Le tabou, c'est la race. Sauf que, par souci historique et peut-être un brin d'esthétisme, ce dernier n'entend par ce terme que la race métaphorique, de second degré, la race non littérale, celle qui comprend et formalise des traits anthropologiques culturellement constitués et non naturellement donnés

Ulysse

Il est vrai que c'est déjà beaucoup. Je concéderais même qu'en régime historique normal (id. est : hors période d'invasion continentale) c'est peut-être le plus important - l'essentiel : sauver un type culturel qui par sa singularité définit une manière d'habiter le monde, de se rapporter à l'espace et au temps, une manière de réussir, d'échouer, de séduire, de repousser, bref, de vivre, selon les belles modalités que seuls les poètes de talent sont capables d'élucider - sans le vouloir jamais, mais le faisant toujours - dans des œuvres qui sont autant de miroirs du génie d'un peuple, jours d'un unique visage... Il est noble de vouloir sauver la race de la matière raciale ; de vouloir sauver la "race" du racisme au sens de la thèse qui implique un réductionnisme physicaliste, voilà d'ailleurs, à l'évidence, l'entreprise de quelqu'un d'authentiquement racé...

Sauf que... Notre condition terrienne veut que nos institutions culturelles les plus fines et nos inventions les plus spirituelles doivent précisément à la matière, non leur cause sans doute (c'est là où le réductionnisme physicaliste va toujours trop vite et trop loin), mais une de leurs conditions. Et, il faut bien l'avouer, quoiqu'insuffisante, une condition nécessaire.

C'est là où ça devient sale compagnon. C'est là où ça commence à piquer, alors accroche-toi bien à ton laptop.

Que reste-t-il de notre "race" au sens historique, esthétique et, par la force des choses, puisque lui seul en parle en ce sens, "camusien" ? Rien, elle est déjà morte. Puisque comme je viens de l'indiquer, la race au sens spirituel ne s'élucide que dans les chef-d'œuvres qui, seuls, peuvent la révéler au regard du profane et du médiocre (dont je fais d'ailleurs partie). La race immatérielle, la race du symbole, la race racée non raciste, est déjà perdue. La France n' a plus ni art, ni esprit, ni noblesse, ni caractéristique anthropologique culturellement constituée qui vaille une seule seconde que l'on s'y attarde ; son art de vivre est un sens interdit, son idée, une antiquité. En chacun, le sens du symbole est vexé. Partout, les même facebookeries de biatch en taille-basse, les mêmes poses de go-muscu qu'à Taiwan, Singapour ou Berlin, les mêmes "ouech ma gueule, bien ou bien ?", les mêmes minauderies de demi-poufs commencées à Louane et finie à Laure Sinclair.

Race de qui ? Race comment ? Race où ça ?
Race de teu-pu d'élevage oui. Race à pipes - Gemey Maybelline.
Race finie, diluée, échouée, dans la nouvelle non-race du novhomme déracis-n-é...

En fait, la seule race qui reste (et pas pour longtemps vraisemblablement), c'est celle qui pue, eh oui compagnon... Celle dont il craint vraiment de parler. Celle qui coule dans le sang, qui est inscrite dans les gènes. Celle qui n'est que matière - l'obscurité dégueulasse de la matrice et de la lignée physique... Le truc terreux en-dessous du tronc, qui ne sent pas bon comme la fleur, qui n'a ni la grâce de la tige, ni l'élan immobile du rinceau... Bref, un truc qui n'a ni honneur, ni grandeur, ni rien qui fasse frétiller les savants ou plus largement, ceux qui ont encore -un peu- d'instinct de Ciel.

Pourtant, il n'y a que cela qui reste à sauver compagnon, ce code particulier, ce secret particulaire, parce que tout, je dis bien TOUT le reste a déjà été vendu, c'est-à-dire, pour la meilleure part, oublié...

Cela peut faire rire, frémir, ou provoquer encore l'incrédulité des naïfs : le siècle qui vient sera -de toute manière- le siècle de l'EUGÉNISME de masse. La provocation du vivant soumis au calcul est un fait déjà bien établi et, de la sélection prénatale, à la production ectogénétique, en passant par la promotion d'une sexualité toujours plus déconnectée de sa fin naturelle, le novhomme s'est déjà désarrimé complètement de son socle. Et son élan, bien sûr, n'est qu'une réduction. Partout dans le monde, l'homme est réduit à des banques, à un répertoire ADN.

La question qui pèse vraiment est donc la suivante : alors que toute notre technologie converge vers un point unique -la sélection raciale- à tout prix, à toute force, les peuples qui ont donné naissance à cette puissance technique qui permet de la re-déterminer font mine de nier qu'il existe quelque chose de tel qu'une race. Je pense que tout cela augure quelque chose d'infernal : qu'en fait la sélection se fera en douce, par les puissants, qui se fabriqueront des progénitures au potentiel génétique surdéterminé, tandis qu'elles auront réussi à convaincre les quidams, vous et moi, que rien en eux ne mérite de perdurer, même pas le corps, même pas les gènes (sinon comme banque disponible indifférente), même pas la race...

Autrement dit, si la race littérale, est le tabou (et non la race racée qu'à peu près personne ne comprend plus -lothophagie oblige-), c'est parce que c'est elle qui commande, génétiquement parlant, toutes les entreprises contemporaines. Le reste est enfumage, perte de temps et branlette d'optim-homme ou de mahométan.

On dirait que la langue française a enfin trouvé l'occurrence historique par laquelle l'expression "sauver sa peau", va prendre, pour une fois, et peut-être pour toujours, un sens littéral...

* * *

Addendum : Attentat à Notre-Dame.
Un policier agressé à coups de marteau par un Algérien déclarant qu'il agissait pour la "Syrie".
SOS Chrétiens d'Occident...

Addendum 2 : l'agresseur était un "doctorant en Sciences sociales" de 40 ans, journaliste à ses heures.
(insérer rires enregistrés).

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